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Homélie pour le 2e dimanche TO, année A
Isaïe 49,3.5-6 / Psaume 39 / 1Corinthiens 1, 1-3 / Jean 1,29-34
> Une homélie n’est faite ni pour être lue ni pour être vue en vidéo, c’est un exercice oral. Vivez l’expérience pleinement en l’ECOUTANT :
Chers Amis,
Certains d’entre vous le savent, je reviens d’un très long voyage de l’autre côté de la planète. Un long voyage de six semaines. Et forcément, quand on rentre d’un long voyage, on a du courrier qui nous attend.
Comme ça, la pile ! Pas mal !
Mais c’est logique parce que, à cette époque de l’année, il y a beaucoup de cartes de vœux. Ça, c’est agréable à recevoir !
Mais dans cette pile de courrier, il y avait une enveloppe de la police cantonale valaisanne. Alors je me suis dit : « Qu’est-ce que j’ai fait comme bêtise ? » J’ai ouvert… et puis non, c’était les vœux de Noël du Commandant, que j’ai l’honneur de connaître.
Donc il y avait beaucoup de vœux, et c’est vrai que on en reçoit des cartes, au moment de Noël, au moment du Nouvel An, ces petites cartes qui font chaud au cœur. Parfois, elles arrivent encore jusqu’à fin janvier. On a le droit, c’est comme le sapin de Noël, on a le droit jusqu’à fin janvier.
Parfois, elles sont tout à fait classiques, avec une belle image, un message imprimé qui nous souhaite le meilleur pour l’année à venir.
Et puis parfois aussi, elles sont plus personnelles et elles nous touchent particulièrement parce que la personne qui nous l’envoie se rappelle à notre bon souvenir, parce qu’il y a un petit mot écrit à la main, parce qu’il y a une photo de famille qui accompagne cette carte et qui nous sourit…
Je me rappelle comme ça qu’il y a quelques années, en regardant les cartes de vœux que j’avais reçues et que j’avais exposées dans mon bureau à la cure, un couple de fiancés s’est extasié. Ils m’ont dit: « Waouh, vous en recevez beaucoup ! »
Alors, pour en recevoir beaucoup, il faut en envoyer beaucoup, ça va avec ! Si vous n’en envoyez pas, vous n’allez pas en recevoir, ça c’est certain !
Mais ils s’extasiaient de l’importance des signatures. Ils m’ont dit : « Waouh ! Des conseillers d’État, des conseillers nationaux, des chanteurs, des acteurs, des évêques, même le pape ! » …oui.
Si vous écrivez au pape, il va vous écrire, il va vous renvoyer ses vœux, je vous assure ! Faites-le, vous verrez ! Vous écrivez : « Sa Sainteté le Pape Léon, Cité du Vatican, le numéro postal… » et il va vous envoyer ses vœux à lui aussi.
Bon, il a des secrétaires qui font ça, heureusement, il ne fait pas ça tout seul. Mais quand même !
Alors j’ai souri parce que…. d’abord, non, je suis pas du tout un homme important parce que je reçois des cartes de gens importants. Nous, les prêtres, nous sommes de simples serviteurs. Mais c’est vrai que j’ai la chance d’avoir l’amitié de personnes connues.
Or, c’est simplement parce que j’ai eu l’occasion ou le hasard de les rencontrer dans ma vie et je continue de leur écrire. Alors forcément, ces personnes m’envoient leurs vœux aussi.
Mais la plus belle carte de vœux, ce n’est pas celle qui est signée d’un conseiller d’État ou d’un grand chanteur. La plus belle carte de vœux, c’est celle que Dieu nous envoie. Or, vous venez de la recevoir. Ce matin ! Dans les quatre textes que nous avons entendus ce matin, il y avait la carte de vœux de Dieu pour vous.
Évidemment, cette carte, on l’espérait, et d’ailleurs, c’est le psaume qui le disait : « D’un grand espoir, j’espérais le Seigneur ! » Mais les autres lectures nous la présentent, cette carte.
D’abord, il y a la carte elle-même, l’image, c’est la première chose qu’on voit, la belle photo. Ça, c’est l’Évangile qui nous la donnait : « J’ai vu l’Esprit descendre du ciel comme une colombe. » Il y a une jolie colombe sur cette carte de vœux.
Et puis, après avoir vu l’image, en général, on ouvre la carte. Et là, il y a le petit texte imprimé.
Ce texte classique, mais très joli, c’est Paul qui nous l’envoyait dans la deuxième lecture que vous avez entendue en anglais.
Et d’ailleurs, comme très souvent sur nos cartes de vœux, cette phrase n’avait pas de verbe. Très souvent, le texte imprimé sur nos cartes de vœux n’a pas de verbe : « Joyeux Noël, Bonne Année, Meilleurs Vœux… » Et le texte imprimé par Paul n’avait pas de verbe. Il nous disait : « A vous la grâce et la paix de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus-Christ. » C’est très beau, c’est très classique, mais c’est très beau.
Alors ça part bien : une belle image de colombe, un beau message imprimé… Mais comme à chaque fois pour une carte de vœux, c’est le petit message rajouté à la main qui touche.
Et ce petit message, il était dans la première lecture. C’est le prophète Isaïe qui vous le disait pour chacune, chacun de vous. Il vous disait : « Tu as de la valeur aux yeux du Seigneur ! »
« Tu as de la valeur aux yeux du Seigneur »… voilà qui fait plaisir à lire pour commencer une nouvelle année !
Alors, elle est très belle cette carte de vœux du Seigneur, la colombe qui nous offre grâce et paix pour 2026 de la part de Dieu et qui nous rappelle que nous avons du prix à ses yeux. C’est splendide !
Je crois que je vais déposer délicatement cette carte de vœux de Dieu entre la carte d’un chanteur et celle d’un conseiller d’État. Parce que c’est la plus importante !
Mais bien sûr, les vœux ne seraient rien si l’on n’y répondait pas. Si vous recevez une carte de vœux, vous avez à cœur, j’espère, d’y répondre.
Même si vous la recevez par WhatsApp ou par Internet, vous avez à cœur de répondre à ces vœux.
Alors, comment allons-nous répondre à la belle carte de vœux du Seigneur, Chers Amis ?
Je suis sûr que chacune et chacun de vous saura le faire à sa manière. Peut-être même l’avez-vous déjà fait. Mais voici une ou deux idées pour terminer, pour que dans le silence qui suivra cette homélie – ou les quelques notes de musique – vous puissiez répondre à la carte de vœux de Dieu.
On pourrait par exemple répondre en priant pour l’unité des Chrétiens au seuil de cette semaine mondiale qui s’ouvre chaque année le 18 janvier – c’est aujourd’hui – on peut prier pour l’unité de tous les Chrétiens. Pas seulement les Catholiques romains, mais les Réformés, les Anglicans, les Orthodoxes, les Evangéliques… deux milliards et demi de personnes sur la terre, ça fait du monde !
Prions pour l’unité de tous les Chrétiens, ce sera une belle manière de répondre à la carte de vœux du Seigneur.
Nous pourrions aussi prier pour la paix. Ce serait important de prier pour que toutes les personnes qui ont besoin de paix – je ne parle pas seulement des pays en guerre, je parle des personnes qui en ont besoin dans leur cœur – pour que toutes les personnes qui ont besoin de paix puissent la recevoir.
On pourrait prier pour ceux qui meurent dans la rue alors qu’il fait froid, prier pour ceux qui n’ont pas assez à manger cet hiver, aussi.
On pourrait prier évidemment pour les victimes du tragique incendie de Crans-Montana et demander à Dieu non seulement d’accueillir les personnes décédées, mais de donner aussi la force aux personnes blessées et à leurs soignants. Parce qu’il leur en faut, de la force.
Je pense que la prière, ce sera certainement notre plus belle réponse à la carte de vœux de notre Dieu.
Parce que toi aussi, Seigneur, tu as du prix à nos yeux ! Et j’aimerais te souhaiter à toi, Seigneur, le meilleur pour cette nouvelle année 2026 ! Puissions-nous te voir plus souvent cette année autour de cette table par exemple !
Mais surtout, j’aimerais te dire quelque chose auquel on ne pense jamais : que tes souhaits à toi, Seigneur, se réalisent en cette année !
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Bex, samedi 17 janvier 2026, 18.00
Leysin-Village, dimanche 18 janvier 2026, 10.15 (version enregistrée)
Et dans une version légèrement différente jadis :
Clarens / VD, dimanche 15 janvier 2023, 9.30

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