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Homélie pour le 6e dimanche de Pâques, A
Actes 8,5-8.14-17 / Psaume 65 / 1ère de Pierre 3,15-18 / Jean 14,15-21
> Une homélie n’est faite ni pour être lue ni pour être vue en vidéo, c’est un exercice oral. Vivez l’expérience pleinement en l’ECOUTANT :
Chers Amis,
Dans les textes que vous avez entendu ce soir, avez-vous entendu parler des Disciples ou bien des Apôtres ?…
…Vous avez entendu les deux !
Au départ, c’est le même groupe. Dans l’Évangile, Jésus parle à ses Disciples. Les Disciples, on les connaît, ce sont les Douze. Il est là, il leur parle et il leur parle – vous l’avez entendu – de l’Esprit Saint, je vais y revenir.
Mais dans la première lecture, qui s’appelle d’ailleurs le livre des Actes des… Apôtres, on est bien en présence des Apôtres.
Et pourtant, ce sont les mêmes. Pourquoi ont-ils changé de nom ?
Pour bien comprendre, il faut faire un petit peu d’étymologie. C’est un mot savant qui signifie que l’on va rechercher l’histoire de chaque mot.
« Disciple », ça vient du latin « discipulus », c’est l’élève, celui qui est à l’école.
Pendant que Jésus est là, les Douze sont à son école, ils sont en train d’apprendre exactement comme vous en ce moment : vous êtes à l’école.
J’espère que c’est plus sympa qu’à l’école ! Il n’y a pas de note ici, ni de punition ! Mais vous êtes disciples. Lorsque vous venez à la messe, vous êtes là pour écouter, d’abord, pour apprendre de la parole, apprendre de Jésus.
« Apôtre », ça vient du grec « apostelos »… Dans ce mot, vous reconnaissez « poste », n’est-ce pas ? L’apôtre, c’est celui qui est envoyé – comme une lettre avec un timbre à la poste – c’est celui qui est envoyé dans le monde.
Les disciples sont d’abord à l’école de Jésus et une fois qu’ils ont appris quelque chose, ils sont envoyés dans le monde pour faire eux-mêmes des disciples, pour enseigner ce qu’ils ont eux-mêmes appris.
Cette attitude, on la retrouve dans toute notre vie.
Nous sommes très régulièrement disciples et très régulièrement apôtres.
La vie nous apprend toute une série de choses, pas toujours facilement d’ailleurs. Parfois, on apprend avec de mauvaises expériences et parfois on apprend avec de très bonnes expériences. Mais on apprend… et on apprend jusqu’au dernier jour de notre vie, je peux vous le dire.
Mais dès qu’on a appris quelque chose, on est envoyé. Si on apprend quelque chose et qu’on le garde pour soi, ça n’a aucun intérêt. Si on apprend quelque chose, c’est pour le dire, c’est pour l’enseigner aussi aux autres.
Vous êtes disciples actuellement, mais dès que vous aurez repassé cette porte, vous serez apôtres. Vous serez apôtres pour redire, dans votre semaine, la joie que vous avez reçue ici, la force, celle de la communion, mais aussi celle de l’Esprit, pour rayonner de cette joie dans le monde.
Nous sommes donc régulièrement disciples et régulièrement apôtres.
Et la deuxième lecture nous donnait notre mission d’apôtre. La mission qui nous est donnée une fois qu’on repasse cette porte, c’est – Saint-Pierre nous le disait – rendre raison, rendre compte de l’espérance qui est en nous.
Nous avons eu toute une année sainte, l’an dernier, sur l’espérance. Et en plus, on nous disait d’être pèlerins d’espérance. C’est à dire de repartir dans nos vies, d’être pèlerins sur le chemin de notre vie et d’annoncer l’espérance.
Vous voyez que tout se tient. Nous sommes disciples, nous sommes apôtres, nous annonçons l’espérance.
Mais il y a mieux ! Parce que dans l’Évangile, si vous l’avez bien écouté et vous l’avez bien écouté, Jésus annonce la venue de l’Esprit Saint. Ça, c’est pour ses disciples à l’époque, parce que la Pentecôte n’a pas encore eu lieu… Mais nous, nous l’avons eu, l’Esprit Saint, nous l’avons reçu le jour de notre baptême. Et puis, comme tout bon vaccin, il y a une deuxième dose le jour de notre Confirmation. Comme ça, on est paré !
L’Esprit Saint, Chers Amis, c’est une force gigantesque qui habite en chacune, en chacun de nous. Une force, mais d’une force !
C’est une force dont vous n’avez aucune idée. C’est Dieu, l’Esprit Saint ! Et Jésus le disait : « Demeurez en moi, et alors je demeure en vous par l’Esprit Saint. » On est tellement habitué à cette phrase qu’on n’y pense même plus…
Vous avez l’Esprit Saint en vous ! Vous êtes – et moi aussi – nous sommes des temples de l’Esprit.
Et lorsque nous recevons la communion comme nous la recevrons tout à l’heure, nous devenons même des tabernacles vivants. Lorsque nous ressortons de cette église, nous avons Jésus en nous et ce n’est pas pour le garder pour nous. C’est bien sûr pour le porter au monde, pour avoir reçu l’enseignement de sa parole et porter sa joie et son espérance aux personnes qui nous entourent.
Et il me semble, je ne sais pas vous, mais il me semble, quand je regarde les informations et les journaux, que le monde a vraiment besoin d’espérance.
Si nous, les Chrétiens, nous pouvons porter au monde un peu d’espérance, si nous pouvons apporter aux gens qui travaillent avec nous pendant la semaine, que nous croisons ici ou là, un peu d’espérance, si nous essayons de leur faire voir le monde avec les yeux de l’espérance, de regarder ce qui est beau, ce qui est bon, ce qui est bien, et d’essayer de faire le bien autour de nous, alors nous serons de sacrés apôtres.
Pensons-y, Chers Amis, nous sommes disciples, nous sommes apôtres, et en plus nous sommes des tabernacles vivants lorsque nous ressortons de cette église. C’est bien pour porter Jésus au monde !
Je vous fais confiance. Vous le porterez certainement très bien jusqu’à dimanche prochain, d’autant plus facilement que dimanche prochain, c’est jeudi !
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Bex, samedi 9 mai 2026, 18.00 (version enregistrée)
Aigle, dimanche 10 mai 2026, 10.00
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