Ah, les sondages !

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Chers Amis,

Vous savez qu’il y a plusieurs degrés de mensonges. On peut les classer du plus petit au plus grand : les petits mensonges, les gros mensonges… et puis il y a plus grand encore : les sondages.

Ah oui, oui, les sondages, c’est exceptionnel ! Les sondages en général, avant une élection, sont là pour vous dire précisément ce qui ne va pas se passer. Ça ne rate jamais. Mais alors, qu’est-ce qu’on les écoute !

Il y a quelques années, chez notre grand voisin français, on a réalisé un sondage parmi la population chrétienne. Chrétienne, pas seulement catholique ! Donc catholiques, réformés, anglicans, orthodoxes, évangéliques…

Et ce sondage a révélé que seule la moitié de ceux qui se disent chrétiens en France croient à la résurrection de Jésus ! Seule la moitié !

Mais ce n’est pas tout ! Parce que ce même sondage a révélé que seuls 10% des chrétiens croient à leur propre résurrection, c’est-à-dire à la résurrection des morts, la vôtre comme la mienne. 10%, une personne sur 10 !

Ah, si je gardais ce matin une personne sur 10, il y aurait plus grand monde, on n’aurait plus assez de voix à la tribune pour chanter !

Heureusement, c’est un sondage, Chers Amis, je vous le redis : au niveau des mensonges, on est au top ! Et j’espère bien que parmi vous ce matin, il y a beaucoup plus qu’une personne sur 10 qui croit à sa propre résurrection, nous allons le redire dans le credo tout à l’heure.

Parce que c’est le point central de notre foi, Chers Amis !

L’apôtre Paul le dit très bien : « Si le Christ n’est pas ressuscité, notre foi est vide ! »

VIDE ! C’est le point central de notre foi, la résurrection de Jésus.

Et Jésus le disait très bien à Marthe dans notre Evangile de ce matin : « Moi, dit-il, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra. Quiconque vit et croit en moi, ne mourra jamais. » Et il regarde Marthe et il lui dit : « Crois-tu cela ? »

Et je vous le signale au passage, Chers Amis, c’est parce que Marthe répond « Oui, Seigneur, je crois ! » que le miracle est possible.

Jésus le répète à de nombreuses reprises dans les Évangiles, c’est la foi qui rend possible le miracle. « Va, ta foi t’a sauvé ! » dit-il au paralytique, par exemple, ou à celui qui était possédé par un démon. C’est la foi qui rend le miracle possible !

On n’est pas du tout dans quelque chose du genre Harry Potter, c’est le magicien et sa baguette magique qui rendent le miracle possible. Pas du tout ! Jésus n’est pas Harry Potter, il n’est pas un magicien, il a besoin de nous pour accomplir des miracles, il a besoin de notre foi et même il a toujours besoin d’un geste, soit de la part du miraculé, soit de la part des gens qui sont là !

Reprenons le texte d’aujourd’hui : « Enlevez la pierre ! » dit Jésus. Il a besoin de nous pour rouler la pierre. « Déliez-le ! », dit Jésus, « Enlevez-lui les bandelettes ! »… il a besoin de nous. « Lazare ! Viens dehors ! » : il a besoin d’un geste du miraculé pour que le miracle s’accomplisse. Ce n’est pas lui qui va le chercher.

Vous voyez, Chers Amis, la foi permet le miracle.

Et donc, si je renverse l’argument, le doute empêche le miracle !

À chaque fois que nous doutons de Dieu, à chaque fois qu’on dit : « Oh Seigneur, je te demande ça, mais je ne voudrais pas trop te déranger, il y a sûrement d’autres personnes qui ont besoin de toi… » alors vous pouvez vous arrêter là, ça ne sert plus à rien !

Soit on demande avec foi, persuadé que Dieu peut faire quelque chose pour nous, soit ça ne sert strictement à rien de demander.

Le doute empêche Dieu d’agir.

Par contre, notre foi, si elle est exprimée avec conviction, elle permet le miracle.

Alors, le miracle de la résurrection de Jésus, c’est une chose, mais il y a la résurrection des morts.

Et je vous le disais, ce sondage effarant qui dit qu’une seule personne sur 10 parmi les chrétiens croit à sa propre résurrection, ce sondage, j’espère bien qu’il dit un mensonge ! Parce que ça aussi, c’est le point central de notre foi. Nous le redirons dans le credo tout à l’heure : « je crois à la résurrection des morts ». Nous croyons, bien sûr. À notre propre résurrection.

Alors bien sûr, notre corps est mortel, ça c’est certain. C’est même d’ailleurs une des deux seules choses que nous avons tous en commun ce matin. Deux points communs : nous sommes nés… tous, sinon nous ne serions pas là… nous sommes nés et nous allons mourir, tous, qui que nous soyons. Notre corps est mortel et ça revient à peu près au même de le brûler ou de l’enterrer, puisque de toute manière, même enterré, il va tôt ou tard redevenir poussière.

Nous sommes poussière et nous retournons en poussière, nous le savons bien.

Et ça, c’est notre corps, Chers Amis. Notre âme, elle, survit à notre corps, nous y croyons dur comme fer. Notre âme vit. La mort, pour notre âme, n’est qu’un passage. Notre âme continue de vivre au-delà de la mort, dans la lumière, elle vit.

Croire en la vie après la mort, c’est une évidence si l’on est chrétien, une évidence !

Seulement là, on ne parle pas encore de la résurrection des morts, c’est encore autre chose. Notre âme est appelée à retrouver un corps à la toute fin des temps, à la résurrection des morts.

Je ne parle pas de la réincarnation, ne confondons pas, Chers Amis ! La réincarnation, c’est tout autre chose.

Notre âme est appelée à retrouver un corps glorieux, notre corps, notre propre corps guéri.

Si nous étions handicapés, ce corps est guéri de ce handicap. Si nous avions une infirmité, ce corps est guéri de cette infirmité. Si nous avions une maladie, ce corps sera guéri de cette maladie. Le livre de l’Apocalypse nous le dit très bien : il n’y aura plus de larmes, plus de deuil, plus de maladie.

Ce jour-là, nous retrouverons un corps glorieux dont on ne sait pas grand-chose, sinon qu’il sera totalement libre, totalement guéri. C’est une sacrée bonne nouvelle ! Quelle folie ce serait d’en douter, de ne pas y croire !

Alors, Chers Amis, ne perdons pas de vue ce fondement absolu de notre foi qu’est la résurrection des morts et celle de Jésus le premier.

Mais n’oublions pas non plus cette si jolie phrase de l’abbé Maurice Zundel – qu’on commence à mieux connaître, ce prêtre décédé en septante-cinq qui a arpenté notre Suisse romande au siècle dernier et qui a habité notamment à Bex – n’oublions pas cette si jolie phrase de l’abbé Zundel qui disait :

« Le problème n’est pas de savoir si nous vivrons après la mort. Le problème est de savoir si nous serons vivants avant notre mort ! »

Que la mort, Chers Amis, quel que soit le moment où elle arrivera, nous trouve en vie, pleinement en vie et donc persuadés que la mort n’opérera rien d’autre qu’un passage vers la suite de notre vie.

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Clarens, samedi 21 mars 2026, 18.00

Villeneuve, dimanche 22 mars 2026, 09.30

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  1. BOLLARO Fabrice

    Quel beau travail!
    Soyez bénis pour le travail accompli!
    J’aime la parole de Dieu
    Et Christ est ressuscite 😊

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