Construire le pont du pardon
Est-ce que ce pont va supprimer le torrent ? Évidemment que non ! Le torrent sera toujours là, le pont ne supprime pas ce qui a été creusé. Il ne s’agit pas d’oublier, il s’agit de passer par-dessus.
Lundi 17 Août 2026 - Vert - 20ème Semaine du Temps Ordinaire
Est-ce que ce pont va supprimer le torrent ? Évidemment que non ! Le torrent sera toujours là, le pont ne supprime pas ce qui a été creusé. Il ne s’agit pas d’oublier, il s’agit de passer par-dessus.
‘Heureux vous les pauvres’ et ‘Quel malheur pour vous les riches’, on l’a bien entendu et on le prend en pleine figure… qu’on soit pauvre ou riche d’ailleurs, hein ! Mais là encore, c’est parce que nous lisons ce texte avec nos yeux et nous l’entendons avec nos oreilles d’êtres humains. Il convient de le lire avec les lunettes de Dieu.
Avec Dieu, tout ce qui nous retient humainement, la peur, le stress, le regard des autres, le perfectionnisme, la peur de l’inconnu, la peur d’être jugé, le manque de courage, tout ça, Dieu le balaie en disant : « Mais c’est rien, ça ! Je suis là ! De quoi tu as peur ? Je suis là et je serai là. Si je t’appelle à quelque chose, je serai là avec toi ! »
La présentation de Jésus au temple, la présentation d’un bébé au temple, c’est la purification de sa mère. C’est ça qu’est venue faire Marie ce jour-là au temple.
Avant d’être catholiques romains, nous sommes chrétiens, Chers Amis : c’est bien le Christ que nous essayons de suivre bien avant de suivre Rome. C’est logique.
Saint-Jean est beaucoup trop profond pour que cela soit une simple coïncidence : il place les Noces de Cana le jour de la fête, le jour du Shabbat, le septième, le jour du repos. Le premier des signes de Jésus va avoir lieu un septième jour, ce n’est pas pour rien. Et on va retrouver ce chiffre « sept », parce que, vous l’avez entendu, il y a là six jarres de pierre… Ah, on a envie de dire : « il en manque une pour faire sept ! » C’est très inhabituel que la Bible s’attache au chiffre six. Ça ne va pas, six jarres ! Il en manque une !
Habituellement, quand j’entendais des parents me dire : « on ne le baptise pas, il choisira plus tard… » je leur répondais : « Surtout, ne lui apprenez pas le français ! Il choisira plus tard quelle langue il veut parler, quand il sera grand. » C’est absurde, n’est-ce pas ?
Si vous lisez la Bible correctement, Chers Amis, non pas avec les lunettes qui nous y font lire ce qu’on aimerait bien y trouver, si vous lisez la Bible correctement, vous verrez qu’il n’y a pas une seule famille « normale », dans la Bible.
Plutôt que de passer de vent et de dire « c’est joli, bon, allez à l’apéro maintenant ! », arrêtez-vous intensément devant ce que vous avez sous les yeux. C’est l’un des plus merveilleux mystères, l’une des choses les plus immenses de toute l’histoire des religions.
Vous connaissez certainement ce gag : si tu vois un oiseau blanc sur l’eau… c’est un signe. Et si l’eau ne bouge pas, c’est un signe des temps, bien sûr.