Je suis la PORTE

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Chers Amis,

Dans l’évangile de Jean, Jésus dit 7 fois « je suis », suivi de quelque chose.

Il y a les plus célèbres, « je suis la lumière du monde », « je suis la résurrection et la vie », « je suis le chemin, la vérité, la vie »… Il y en a aussi d’autres qui sont moins connus, « je suis le pain de vie », « je suis la vraie vigne », « je suis le bon berger »… et il y a là, au milieu, un météore : « je suis la porte ».

Ah, ça surprend ! …par rapport à la vigne, au pain, à la résurrection, à la vie, « je suis la porte » ! Très surprenant. Nous venons de l’entendre deux fois dans cette page d’Évangile que nous lisons pour le « dimanche des vocations »… de toutes les vocations !

Parce que quand on pense « dimanche des vocations », on pense souvent aux vocations religieuses. Pas seulement ! Il y a un « s » à vocations. Époux, épouse, c’est une vocation. Maman, c’est une vocation. Et il y en a beaucoup d’autres.

Lorsqu’on est appelé à une vocation, on est appelé à passer une porte dans notre vie, une porte qui nous mène très souvent vers une réalité complètement inconnue.

Demandez aux mamans parmi vous comment elles étaient la veille de leur accouchement… C’est un saut vers l’inconnu ! Demandez aux époux, et notamment à nos jubilaires, comment ils étaient la veille de leur mariage… « Est-ce que c’est bien le bon ? »

On passe des portes dans notre vie. Des portes symboliques, comme celles que je viens de décrire, mais aussi des portes claires et nettes, vous en avez passé une pour entrer dans cette église ce matin.

Et lorsqu’on passe une porte, on peut toujours se demander : « Est-ce que j’emporte – et ce n’est pas qu’un jeu de mots – est-ce que j’emporte Jésus avec moi, en passant cette porte ? »

Est-ce que, lorsque je franchis la porte d’un supermarché, c’est vraiment Jésus que je prends avec moi, alors que je m’apprête à acheter cette babiole qui ne m’est absolument pas indispensable. C’est la porte d’un temple, oui, mais le temple de la consommation. Pas sûr que j’emporte vraiment Jésus avec moi.

Et quand j’ouvre moi-même une porte, est-ce que c’est Jésus que j’attends de l’autre côté ? Est-ce que j’ouvre toute grande la porte à mon visiteur de ce jour, persuadé de trouver Jésus sur son visage ? Ou est-ce qu’au contraire, je l’entrouvre – en mettant le loquet en plus, pour être bien sûr que la personne ne puisse pas rentrer par surprise – et que je passe la tête comme ça en disant : « Qui c’est ?!! » Pas sûr que Jésus soit avec moi dans ce cas-là.

Est-ce que j’accueille Jésus quand j’ouvre une porte ? Ça peut être la porte de ma maison, de mon appartement, mais ça peut être aussi la porte de mon cœur…

Est-ce que c’est Jésus que j’accueille lorsque j’ouvre la porte de mon cœur ? J’espère ! J’espère bien, parce qu’en chaque visage que nous croisons devrait se trouver Jésus dans notre regard.

Il y a donc de bonnes et de mauvaises manières d’user des portes, Chers amis. Si je claque une porte, ce n’est pas très sympathique comme geste !

Et de même, puisque Jésus est la porte, il y a de bonnes et de mauvaises manières d’user de la présence de Jésus.

Vous avez des personnes qui usent de Jésus contre l’autre : « Jésus a dit ça, donc tu dois faire comme ça ! » …Pas sûr qu’on prenne Jésus avec nous, lorsqu’on dit de telles choses. Pas sûr.

Il y a certainement une bonne manière d’user aussi des paroles de Jésus quand on les prend comme des propositions de salut… alors on ne fait que proposer à l’autre. C’est d’ailleurs ce que vous avez fait ce matin. Vous avez proposé à votre conjoint, à vos enfants, de venir ici à cette messe. Avec Jésus, l’amour est toujours proposé, jamais imposé.

Et non seulement il est proposé, mais il est proposé pour la vie. Parce que, vous l’avez entendu à la fin de l’évangile d’aujourd’hui, Jésus nous dit : « Je suis venu pour que vous ayez la vie, et même la vie en abondance ! », c’est à dire la vie éternelle.

Et les couples, notamment les jubilaires parmi nous, le savent bien : toujours dure longtemps. Ou, comme le disait un comique, « l’éternité, c’est long, surtout vers la fin ! »

Jésus est donc non seulement la porte, la porte des brebis, la porte des églises de nos vies, mais il est aussi la porte du ciel.

Il partage cela avec Marie. D’ailleurs, nous le chanterons à la fin de cette Eucharistie. Jésus est la porte du ciel, la porte qui nous mène à la vie éternelle. Réjouissons-nous qu’il soit non seulement le chemin, la vérité, la vie, mais aussi la porte, bien sûr !

Alors, vous me direz : « Oui, mais… pour passer une porte, encore faut-il qu’elle soit ouverte. Parce que, si elle est verrouillée, si nous n’avons pas les clés… la belle affaire ! »

Mais vous avez la clé de la porte qu’est Jésus ! Jésus le dit ailleurs dans l’Évangile : « Je t’ai donné les clés du Royaume des cieux ! »

Il le dit à Simon-Pierre et à travers lui, il le dit à chacune, chacun de nous : vous avez les clés, vous avez toutes les clés des portes qui mènent au ciel.

Quand, dans notre première lecture, on se demande : « Que devons-nous faire ? » …eh bien, la réponse est là : passer les portes avec Jésus, passer les portes de nos vies avec lui, passer cette porte qu’est Jésus avec les clés qu’il nous a données pour la passer.

Nous devons passer cette porte comme la porte de l’enclos du gardien de nos âmes, comme le disait la deuxième lecture si joliment ! Nous devons passer cette porte qu’est Jésus, parce que de l’autre côté se trouvent des trésors d’amour, de tendresse, de joie, d’enthousiasme. De l’autre côté de cette porte qu’est Jésus, se trouve la vie et la vie en abondance.

Alors, Chers Amis, la prochaine fois que vous franchirez une porte, posez-vous la question : « Est-ce que c’est Jésus, la porte que je m’apprête à passer ? » …Et ne répondez pas « peu importe », là encore sans mauvais jeu de mots.

Répondez : « Oui, c’est Jésus, la porte que je m’apprête à franchir, et c’est avec lui que je la franchis ! »

Je peux l’affirmer, parce que la prochaine porte que vous passerez, c’est celle de l’église en ressortant tout à l’heure. Et évidemment que vous aurez Jésus avec vous, puisque vous êtes venu le chercher dans l’Eucharistie.

Vous pourrez alors non seulement dire « j’emmène Jésus avec moi », mais en plus « je l’emporte ! »

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Champex-Lac, samedi 25 avril 2026, 17.00

Villeneuve, dimanche 26 avril 2026, 9.30

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